Les charmes de Missy

Les charmes de Missy


Missy Charme est libertine, exhib, néo-hardeuse et fière de l’être. Forte tête, elle ne se fait pas prier pour titiller les pros du métier et relayer ses points de vue tranchés sur le porno français. Une tribune s’imposait, histoire de clarifier ses intentions et cerner le personnage.


Missy Charme nous intrigue. Celle qui se retrouvait propulsée Hot Amatrice du mois dans les pages du Hot Vidéo N°256 (octobre 2012) - par ce patachon magnifique de Dimitri Largo - n’hésite pas à clamer haut et fort ses certitudes et avis tranchés, quitte à ce que ça fâche. Comme de coutume, ça n’a pas raté, la Miss ne se lassant pas de créer la polémique sur Twitter. On a décidé de lui donner la parole, pour enfin comprendre le fond de sa pensée et remettre les choses à plat.

 

Hello Missy. Tu es libertine et te revendiques comme telle. Quel a été ton premier contact avec le milieu du libertinage ?



Mon tout premier contact avec le libertinage s'est fait assez tôt et de manière très simple. C'était au lycée et il s’agissait d’un jeu de séduction avec ma meilleure amie de l'époque. Ensuite, avec mon mec actuel (avec qui je suis depuis 12 ans), nous nous sommes découvert un feeling similaire concernant notre conception de la sexualité. C'est donc tout naturellement que nous avons commencé par visiter des clubs libertins et là, pour le coup, ce fut une découverte très enrichissante du milieu. Je m’y suis fait des amis et ai profité d’une ambiance conviviale, festive et très respectueuse. Ainsi, je me suis investie dans la vie du club où nous nous sommes rendus en premier lieu et aujourd'hui, je suis marraine d'un nouveau petit club assez intimiste. J'en suis ravie.



Parle-nous de ton parcours personnel et de ta conception de l'érotisme et de la pornographie.



Mon parcours s'est fait en plusieurs étapes. J'ai commencé par faire des photos avec mon homme pour notre plaisir personnel et des webcams coquines entre couples, puis je suis sortie dans des clubs gays, car à l'époque, je menais une relation avec une autre femme en même temps qu'avec mon concubin (ça ne lui posait pas problème). Par après, nous avons été attirés par le concept des clubs libertins. Nous en avions entendu parler. Comme nous sommes assez curieux et n'aimons pas la routine, c'était une nouvelle expérience à vivre. En même temps, nous nous sommes inscrits sur plusieurs plateformes libertines comme Voissa et Netechangisme. Très vite, nos photos publiées en lignes ont eu du succès et j'ai été contactée pour tourner des scènes.

 

 

Missy Charme sur Voissa

Missy Charme sur Voissa


 

Justement, l'idée germait déjà dans mon esprit et m'attirait de plus en plus. Ne connaissant rien du
milieu, j'ai donc pris mon temps pour dénicher la production qui serait à même de me faire tourner, sans tomber dans un piège sournois (comme ça arrive encore souvent). Il faut savoir que pour nous, débutantes, il est assez difficile de ne pas se faire avoir par de fausses prods pratiquant des tarifs peu élevés et de se faire accepter par les pros qui sont déjà installées et (re)connues. Certaines grincent des dents, mais pas toutes heureusement !

 


Et finalement, j'ai tout d’abord choisi Sweet Prod, la production du compagnon de Sabrina Sweet. Elle
était présente, m'a donné des conseils et était même derrière l'appareil photo. C'était super sympa et généreux de sa part, au vu de son emploi du temps chargé. J'ai été honorée de la rencontrer. J’ai aussi tourné quelques scènes pour Jacquie et Michel.
 

Personnellement, je différencie l'érotisme de la pornographie. Je peux beaucoup plus m'exprimer et me lâcher dans l'érotisme que dans le porno. Il est plus facile de jouer sur les différents sens, le ressenti, les jeux de regard, les gestes et les mots dans l'érotisme que dans le porno. A la limite, je me sens beaucoup plus à l'aise dans les salons que j'anime (théâtre érotique, shows). On joue, on fait monter l’envie et la pression. On peut faire travailler l’imagination du public que l’on a en face de soi.


Le porno est plus limité, plus direct. La personne qui en regarde sait ce qu'elle va voir. Ça laisse peu de place à l’imagination. Le porno est plus "violent", à mon sens. Surtout en regard des tendances actuelles. Maintenant, s’il n’y a pas de sodomie, de fist, de performance quelconque, la scène risque de ne pas faire de buzz et de passer à la trappe.



Quel est ton secret pour susciter le désir chez l'autre ?



Faire monter l'envie par un jeu de séduction. Je me sers beaucoup de sens comme le regard et le toucher. Un œil qui déshabille, des mains qui font frissonner...



Le détail de ton physique que tu préfères ?



Mes yeux. Ils sont mon atout charme et on sait très bien me le faire remarquer !

 

 

Missy Charme sur Voissa

Missy Charme sur Voissa



Dernièrement, ça s'est un peu enflammé sur les réseaux sociaux (surtout sur Twitter) entre Nikita Bellucci, Angell Summers et toi. D'où est née la discorde ? Avez-vous une conception différente du métier de hardeuse ?



La dispute est née de broutilles. On ne peut pas plaire à tout le monde, mais je pensais que l'on pouvait cohabiter dans ce milieu sans pour autant se faire cracher à la figure à chaque fait et geste, chaque parole, chaque post écrit sur Twitter ou les autres réseaux sociaux.

 


Je ne leur ai rien demandé ; je faisais mon petit bout de chemin tranquillement et elles sont venues m'attaquer de manière gratuite. Ensuite, elles n'ont pas eu l'intelligence de venir me parler posément de ce qui ne leur plaisait pas dans mon comportement. Je retire Angell Summers du lot malgré tout, parce que nous avons eu un échange correct et courtois lors de mon passage chez LSF Radio. Elle a essayé de calmer les choses, sans être vulgaire pour autant. Et c'est appréciable.

 

Je pense que l'on peut ne pas partager les mêmes points de vue ou façons de penser sans pour autant agresser les gens. Après, on pourra toujours me reprocher de m’être abaissée à leur niveau.

 

Concernant ma conception du métier de hardeuse, oui, elle est différente. Pour elles, c'est un métier à part entière et elles ne vivent que de ça. Pour moi, c'est une activité secondaire que j'exécute pour mon plaisir personnel et dans la lignée de ma passion. Attention, ce n'est pas pour autant - comme il a été dit par certaines - que je vais faire les choses gratuitement ou en échange de services (comme des shows privés).

 

Avant d'aller casser du sucre sur le dos d'autres personnes, il faudrait peut-être réfléchir un peu plus, je pense. Certaines font des shows privés sur des sites de webcams en échange d'une rémunération et on ne parle pas de prostitution, comme il me l'a été reproché.


On reproche aussi aux nouvelles et aux libertines de casser les tarifs des scènes. OK, mais alors, il faudrait que certaines fassent comme Angell Summers l'a proposé : qu’elles guident, conseillent, mettent en garde les débutantes, et il y aura moins d'abus de toutes sortes. Visiblement, c’est compliqué pour certaines de rester accessible aux gens, sauf concernant leur harem de moutons. La preuve, quelques-uns de leurs fans sont venus me voir en me disant qu'elles ne leur répondaient jamais, alors que moi, j’ai toujours une réponse pour ceux qui me suivent. Et pourtant, je n'ai pas que 3 followers sur Twitter et ma page fan sur Facebook est assez peuplée ! (rires)

 

Missy Charme

Missy Charme



Qu'est-ce qui pourrait vous réconcilier ? Quel message as-tu envie de leur faire passer ?



L’idéal serait une bonne rencontre avec une franche explication sur tout ce qu'on a pu se dire. Je ne mords pas ou très peu. Ma porte est toujours ouverte. Elles peuvent m’envoyer un e-mail ou me téléphoner si elles veulent. Je leur ai déjà dit ! Mais la seule réponse que j'ai pu obtenir, c'est « ne croise jamais mon chemin ! » Difficile de communiquer avec elles, non ?


Je reconnais leur professionnalisme et que pour elles, c’est un métier à part entière. Nous avons toutes notre truc, mais après, il faut qu'elles soient capables d'entendre ce que je leur dis et qu'on puisse établir une discussion non stérile ou puérile. Je le répète, il y a un dicton qui correspond bien à cette situation : « il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis. » A bon entendeur...

 

Merci à Hot Vidéo de m'avoir proposé cette tribune. Je remercie toute la rédaction et je l’espère à bientôt ! Gros bisous à tous les lecteurs de Hot Vidéo.



Par jamie-thompson pour HotVidéo.fr le