Natali Demore : son truc,
c’est le kidnapping sexuel
Derrière des airs presque distants, Natali Demore cultive un vrai sens du hard dans les scènes lesbiennes et le fétichisme.
C’est une pudique, Natali Demore. Le hard, en effet, n’a pas entamé son goût pour l’intime et elle met un point d’honneur à cultiver son jardin secret loin des objectifs voyeurs des réalisateurs de hard. C’est que ces derniers sentent chez elle des penchants qu’elle préfère garder pour elle, lorsqu’ils ne lui révèlent pas carrément une nouvelle facette de sa personnalité. « Je posais comme modèle pour un photographe il y a cinq ans, je faisais des clichés flirtant avec le glamour, rien de bien méchant vraiment. Puis, un jour, il m’a demandée si j’étais partante pour faire un shooting pour son site de bondage et ça a été très concluant, se rappelle Demore, soulignant ainsi le début d’une carrière presque entièrement placée sous le signe du fétichisme.

Je ne savais pas si cela allait me plaire jusqu’à ce qu’il apporte une paire de menottes en cuir ». De gros bracelets comme pour les esclaves des galères et les forçats. Natali Demore se saisit alors les poignets comme si elle ne s’appartenait plus, comme si une partie de son corps dictait à l’autre la conduite qu’elle devait suivre. « Immédiatement, j’ai reçu beaucoup de courrier des fans. Le business a suivi ».

Sexuellement, c’est évidemment une dominatrice coriace avec les femmes - son univers, puisqu’elle ne tourne que des scènes lesbiennes : « Je ne sais pas si je vais me mettre aux mecs, confie-t-elle. Je suis avec quelqu’un en ce moment et je compartimente ma vie. J’aime tenir ma vie privée loin de la caméra ». Gérante de deux sites vidéo, Bondageorgasms.com et Smotheredslave.com, on lui envoie parfois des requêtes particulières par mail. « La dernière en date est ma préférée. Une scène de kidnapping, jubile Natali. Une journaliste se pointe dans un donjon où je suis supposée habiter. Je la capture. Je joue la sadique et lui impose toutes les pratiques d’un bondage hardcore et forcé.

Je la capture. Je joue la sadique et lui impose toutes les pratiques d’un bondage hardcore et forcé. Mais je veux être claire :
Mais je veux être claire : ce n’est pas du viol. A la fin de la scène, une véritable interview permet au spectateur de mieux connaître l’actrice, et elle explique ce qu’elle a aimé ou non dans cette vignette. C’est aussi pour moi une façon de devenir une meilleure réalisatrice ».
Par Nicolas Nykvist
Paru le 12 décembre 2008