Steph Debar, Deutschland über alles
Steph Debar tourne en Allemagne et demande pourquoi le X-biz français méprise les filles issues du bukkake et du gangbang.

C’est par tropisme géographique et désir d’indépendance que la hardeuse Steph Debar développe ses activités en Allemagne. « Je suis lorraine, je me fais donc assez rare à Paris, note immédiatement l’actrice comme pour dénoncer le parisianisme de certaines productions françaises. Je vais tourner pour une compagnie allemande en janvier 2009. Après, c’est à moi de me faire remarquer ». Vaillante, elle a fait de la province la rampe de lancement de sa carrière, alors que la plupart des hardeuses considèrent cette situation comme un terrible mouroir. Ainsi, elle a été contactée par une radio de Metz pour enregistrer une émission et parler de sa carrière dans le hard.
Participant régulièrement aux tournages de BGB Productions et XXProd,
Steph Debar espère faire son trou outre-Rhin.

« On remarque les
actrices qui, comme moi, font du bukkake et des gangbangs », dit-elle,
avant de soulever un problème épineux. « Des professionnels du X m’ont dit qu’une fille qui fait ce genre de film n’est pas une véritable hardeuse. Qu’est-ce que c’est qu’une vraie hardeuse ? Les actrices en Allemagne et aux Etats-Unis qui tournent des bukkakes et des gangbangs ne font pas le même métier que les autres ? Qui édicte ces codes ? Je fais aussi du gonzo bien hard, je l’assume à cent pour cent et je n’ai pas l’intention de m’arrêter là ».
Par Nicolas Nykvist
Paru le 03 décembre 2008